Des pesticides dans des vins BIO ?

Après l’étude publiée en mars 2008 par les association du réseau d’action contre les pesticides PAN Europe (www.pan-europe.org) qui avaient alertés l’opinion en montrant que la totalité des vins traditionnels était contaminée par des résidus de pesticides (de 4 à 10 molécules), indemnisant les vins issus de l’agriculture biologique. Test-Achats (www.test-achats.be) révèlera en décembre 2008 que les vins dits biologiques peuvent eux aussi contenir des résidus de traitements absolument pas biologiques.

Des résidus de pesticides dans des vins dits biologiques

Des résidus mesurables de pesticides ont été relevés dans quatre des 17 vins dits biologiques (23 %) testés par l’organisation de défense des consommateurs Test-Achats s’interroge sur la fiabilité du label bio et le fonctionnement des organismes de certification. Les vins dits biologiques sont en principe élaborés à partir de raisins issus de l’agriculture biologique, c’est-à-dire n’ayant subi aucun traitement à l’aide de pesticides synthétiques.

Des résidus de pesticides dans des vins traditionnels

Des résidus de pesticides ont également été relevés dans huit des 17 vins traditionnels (blancs, rouges et effervescents) testés (47 %). Les normes maximales n’ont toutefois pas été dépassées, pour les vins tant biologiques que traditionnels, tous achetés sur le marché belge en mai-juin 2008.

Des LMR pour le raisin ou le vin mais non adaptées

Test-Achats prend pour référence les limites maximales de résidus (LMR) autorisées dans les “raisins de table” et les “raisins de cuve”, limites fixées dans un nouveau règlement européen entré en vigueur le 1er septembre 2008. Il existe aussi des LMR suisses ( et autres pays), valables pour le vin cette fois, plus strictes que les règles européennes (Import tolérence). Mais en général ces limites sont ridiculement hautes (exemple 2 mg/l pour l’Iprodione, un fongicide qu’il est facile de maîtriser à des concentrations dix à cent fois inférieures sans être Bio pour autant…).

Le laboratoire EXCELL a également réalisé pour son compte le même type de comparaison en 2008 et confirme parfaitement ces observations = Les vins certifiés biologiques peuvent assez fréquemment contenir des quantités mesurables de résidus divers. Ces résidus sont présents le plus souvent en quantités inférieures aux vins non bio ; mais parfois, on peut mesurer des teneurs égales à celles mesurables dans des vins non bio…!

la multiplication des labels « bios » sans aucun contrôle

Alors tromperie, tricherie ou pollution à l’insu des viticulteurs bios ? Peut-être un peu de tout ça. Le risque de pollution des vignobles en agriculture biologique par les vignobles environnants non bio est un problème évident mais très mal connu car rarement mesuré. EXCELL a développer (PhytodiagnostiC) un outils de diagnostic précoce destiné aux producteurs. Mais les procédures de certifications des produits issus de l’agriculture biologique, essentiellement basées sur une inspection documentaire, sont certainement aussi à revoir : l’analyse des produits finis est recommandable. Enfin, la multiplication des labels « bios » par les distributeurs sans aucun contrôle afin de répondre à la demande du marché encourage la multiplication des étiquettes et des assemblages à partir de vins très éloignés des principes de l’agriculture biologique. Là aussi des contrôles indépendants sur les produits réellement mis en marché devraient venir étayer plus sérieusement ces allégations.

Analyses Excell Phytocheck

Excell Phytocheck proposée par Le Laboratoire EXCELL permet de balayer la grande majorité des pesticides employés en agriculture et notamment en viticulture avec des niveaux de quantification encore inégalées et très inférieures aux limites admissibles de résidus (www.labexcell.com) dans des délais extrêmement rapides (48h). Cet outil permet désormais à tous les opérateurs de la filière y compris le consommateur de s’assurer de la véracité des allégations de ce type en quasi temps réel.